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Zones humides au Centre Emys

Viens découvrir les zones humides, sur 5 panneaux illustrés. Apprends et joue avec Miss Emys et Maurice le hérisson.

Après avoir créé un étang de 100m2 sur le domaine du Grand Pâquier- ancienne zone marécageuse de la plaine de l'Orbe, l'AVPN continue son partenariat avec le Centre Emys et cette fois, vous fait découvrir pourquoi les zones humides ont disparu, ce que vous pouvez faire pour les protéger et en recréer et propose un jeu avec la mascotte du centre, Miss Emys et Maurice le hérisson. Venez jouer!

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Informe

Comprendre les enjeux des zones humides de la plaine de l'Orbe.

Protège

S'engager pour recréer des milieux humides, même chez soi.

Joue

Découvrir en s'amusant à quoi sert une zone humide.

Project Gallery

Le Centre
Etang pour cistude d'Europe 1
Etang pour cistude d'Europe 2
Etang pour cistude d'Europe 3
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Informe

Comprendre les enjeux des zones humides de la plaine de l'Orbe.

Au Grand-Pâquier

Le lieu-dit, le Grand-Pâquier, lieu où se trouve actuellement le centre Emys ancien Centre de Protection et récupération  des Tortues, se trouvait, à l’époque, encadré par le grand marais et un autre important marais de la plaine au sud vers Bavois.

Les étangs de Creux-de-Terre se révèlent aujourd’hui être un des rares lieux de sauvegarde des oiseaux, des castors et des amphibiens du canton de Vaud. Ce type d’habitat naturel, devenu rare en Suisse, abrite plusieurs espèces très menacées, comme la Germandrée d’eau, le Flûteau lancéolé ou le Scirpe maritime. Maillon clé du réseau écologique cantonal, le Creux de Terre est aussi un site relais entre le Plateau et le Jura.

Biodiversité
des zones humides

 

Les milieux humides (mares marais, prairies humides, bras morts de rivières, tourbières…) sont parmi les espaces naturels les plus riches et précieux au monde. Qu’ils soient en eau en permanence ou par intermittence, ils présentent une grande richesse biologique. Plantes aquatiques, batraciens, oiseaux et insectes trouvent dans ces espaces les conditions nécessaires pour vivre et se reproduire.

La faune et la flore qui composent ces milieux sont très particulières et sensibles. Depuis une centaine d’années, 80% des milieux humides ont disparu de Suisse (assèchement pour utilisation humaine ou par mesure sanitaire). Ce sont des maillons de la trame bleue et verte.

En plus de leur rôle dans la conservation de la biodiversité, les zones humides ont également un rôle fondamental à jouer dans la lutte contre les changements climatiques puisqu’ils agissent en tant que puits de carbone naturels.

Richesses
des milieux humides

Ces milieux regroupent 40 % des espèces suisses qui s'y reproduisent. Grenouilles, oiseaux, insectes trouvent dans ces espaces les conditions nécessaires pour vivre et se reproduire. Laîches, roseaux, iris, joncs... ornent ces milieux. Par exemple, les roseaux et les nénuphars présentent de longues tiges, adaptation aux inondations et à l’épaisseur des couches de dépôts alluvionnaires.

 « Parmi les espèces menacées ou éteintes en Suisse, plus 1/5 sont des espèces caractéristiques des milieux aquatiques et 1/5 sont des espèces caractéristiques des berges et des zones humides. On considère que 60 % des plantes aquatiques sont menacées, ce qui est le chiffre le plus élevé de tous les groupes écologiques végétaux. Et seulement1/4 des poissons sont considérés comme « non menacés », 9 de leurs espèces sont éteintes et 5 sont classées comme « menacées d’extinction ».

 

La perte de sites de reproduction est la raison principale de la chute phénoménale du nombre de batraciens. La situation des espèces liées aux plans d'eau temporaires, s'asséchant chaque année ou au moins tous les deux ans, est particulièrement critique. Au total, ce sont 70 % des espèces indigènes qui figurent sur la liste rouge.

Espèces cibles ou témoins des zones humides

 

Certaines plantes caractéristiques signent presque à coup sûr la présence d’une zone humide : les roseaux en plumet (Phragmites) ou en massette (Typha), l’iris des marais ou iris jaune (Iris pseudacorus), les grandes laîches (Carex)…

 

Le sol des zones humides peut être noir et fibreux (aspect de « tourbe »), uniformément gris, ou prendre des couleurs ocre et/ou bleu-gris données par le fer, en fonction de la présence ou de l’absence d’oxygène dû à la présence d’eau stagnante.

Enfin, le nom de lieu-dit ou de parcelle peut donner des informations sur la nature - actuelle ou passée- des milieux : il peut faire référence à la présence d’eau (Les Mouillères), à la topographie (Les Fonds), à la végétation ou à des animaux (Les Vergnes, La Grenouillère…), à des activités comme l’exploitation de la tourbe (Les Noires Fosses)…

Services rendus

« Méconnues, les milieux humides sont encore trop souvent considérés comme des terrains sans intérêt et infestés de moustiques. Pourtant, les répercussions écologiques et économiques de leur disparition sont énormes en regard du bien-être humain. » 

Les zones humides échangent de l’eau avec l’atmosphère, le réseau des cours d’eau, plans d’eau  et le sous-sol - nappes d’eau souterraines.

Ces zones nous rendent des services quasi inestimables : Elles filtrent l’eau et la rendent potable, elles préviennent les inondations en absorbant l’eau (par exemple, la tourbe peut renfermer

jusqu’à 98 % d’eau) un rôle capital dans la recharge des eaux souterraines, l’épuration des eaux. Les milieux humides ont un pouvoir d’épuration considérable. Ils reçoivent des matières minérales et/ou organiques très diverses qui s’y accumulent, notamment les substances dissoutes dans l’eau de pluie, les eaux de surface et souterraines - sel, métaux lourds, nitrates, pesticides…  et les sédiments charriés par les eaux de surface - des plus fins comme l’argile aux plus grossiers comme les galets. Végétaux, animaux et micro-organismes interviennent ensuite dans le stockage et le recyclage de certains éléments comme le phosphore ou l’azote …