La plaine de l'Orbe

L’AVPN a choisi la plaine de l’Orbe pour y déployer son action durant ces prochaines années. Ce cadre géographique a été choisi à dessein, car les liaisons biologiques entre les zones riches en biodiversité manquent ou sont interrompues par les infrastructures routière et ferroviaire. La plaine possède de nombreux atouts pour l'agriculture ainsi que pour la faune et la flore. Il est nécessaire de protéger ces atouts. 

 

Les objectifs principaux de l'AVPN sont les suivants :

- Renforcer les collaborations inter-institutionnelles

- Développer des projets en synergie avec les acteurs du territoire

- Améliorer la qualité des milieux naturels et leur connectivité

- Communiquer et sensibiliser les acteurs et le public

 

Les communes où l'AVPN souhaite favoriser des projets :

- Agiez
- Arnex-sur-Orbe
- Bavois
- Belmont-sur-Yverdon
- Bofflens
- Chamblon
- Champvent
- Chavornay
- Ependes

- Esset-Pittet
- Mathod

- Montagny-près-Yverdon

- Montcherand

- Orbe

- Orny

- Pompaples

- Rances

- Suchy

- Suscévaz

- Treycovagnes

- Valeyres-sous-Montagny

- Valeyres-sous-Rances

- Yverdon-les-Bains

Histoire résumée de la plaine de l'Orbe :

Située entre le lac de Neuchâtel et la colline du Mormont, la plaine de l'Orbe s'est créée suite au retrait du lac. La plaine de l’Orbe a eu une période de fertilité de sols remarquable grâce à sa richesse en tourbe. Au fil du temps, l'agriculture y a pris une place de choix avec de grandes exploitations mécanisées.

Géographie :

Le paysage de la plaine de l’Orbe est entrecoupé de rideaux-abris ou brise-vents perpendiculaires à l'axe N-E/S-O d'orientation de la plaine. Ses coteaux vallonnés et ses forêts l'habillent de vignes et de forêts de feuillus (bois de Suchy ou du Dévens). Cette plaine est aussi un haut lieu migratoire reconnu : ses zones humides lui confèrent un potentiel attractif pour les oiseaux d’eau.

Risques :

L'assèchement des anciens marais de la plaine de l'Orbe, survenu suite aux corrections successives des eaux du Jura, a exposé à l’air libre de grandes quantités de tourbe, ce qui a entraîné l’oxydation progressive de celle-ci. Le drainage et la canalisation de nombreux cours d’eau mettent en péril les zones refuge pour les oiseaux migrateurs et pour la faune en général. 

La forte mécanisation de l’agriculture, quant à elle, a eu une incidence décisive sur le nombre d’éléments qui structurent le paysage (haies ou arbres isolés).

Défis :

Des milieux naturels de haute valeur subsistent, mais la faune et la flore se retrouvent isolées en "patch". Conserver et relier ces milieux résiduels apparaît comme une urgence, afin de protéger et favoriser la biodiversité sur le long terme.

Creux-de-Terre
Terres agricoles à Orny
Croisée Nozon et Orbe