Création de trois bassins
à Agiez

Contexte 

M. Frey est agriculteur (bio/permaculture/agroforesterie) au domaine de Champ sans Dîme à Agiez. Il souhaite rétablir des zones humides qui auraient la double vocation agricole (rétention des eaux de pluie pour l'arrosage des cultures maraîchères) et zone relai pour les batraciens. D’une manière générale, dans la commune d’Agiez, l’eau est l’élément manquant : la disparition des zones humides et la mise sous tuyau des ruisseaux sont les modifications majeures faites ces dernières décennies. Selon les cartes historiques, à 100 mètres de la surface choisie pour la création des bassins, au lieu-dit « Pré du Ruz », un étang était présent jusqu’en 1954.

 

Projet

Le principe proposé est d'aménager plusieurs bassins de rétention, avec plusieurs niveaux de profondeurs. Le projet permettra de renforcer les liaisons déficitaires pour le déplacement des espèces entre les réservoirs de faune du réseau écologique vaudois (REC). Le projet se trouve dans un « TIBP », soit un territoire d’intérêt biologique supérieur. Les 3 bassins visent à favoriser les espèces de batraciens et les insectes aquatiques.

Les 4 espèces d'amphibien cibles :

·         Le Crapaud commun (Bufo bufo), inscrit sur la Liste rouge, présent à Agiez

·         La Grenouille rousse (Rana temporaria), présente à Agiez

·         Le Triton alpestre (Ichthyosaura alpestris), présent à Agiez

·         Le Triton palmé (Lissotriton helveticus), inscrit sur la Liste rouge, observé sur la commune voisine (Bofflens)

 Les travaux ont eu lieu entre mi-octobre et mi-novembre 2021, avec l’entreprise Eltel, spécialisée dans les aménagements en milieux naturels, plus particulièrement dans les milieux aquatiques. Les bassins se sont déjà en parti remplis.

Dans l’optique d’offrir un premier substrat à la végétation et pour compléter l’étanchéité, une couche d’une vingtaine de centimètres de matériaux de bonne qualité et pauvres en matière organique) a été déposée sur la bâche. Les matériaux ont été directement récupéré sur place pour limiter le transport.La végétalisation naturelle des berges sera privilégiée mais il est toujours possible, au premier printemps, d’ajouter à certains endroits des plantes dans le substrat (plantes indigènes et adaptées aux zones humides).

Les bénéfices de ce projet vont à la nature (nouvelle zone humide, zone relai, favorable aux espèces végétales des zones humides et aux batraciens ainsi qu'au climat) et à l'homme (réservoir d'eau pour cultures, diminution de la consommation d'eau potable, plus-value paysagère).